je continue à vous faire partager quelques extraits de lectures que je trouve intéressantes dans le travail du cheval:
différentes échelles de progression concernant le dressage du cheval .
Je trouve intéressant de comparer ces échelles, qui ne placent pas toutes les éléments du puzzle dans le même ordre, mais permettent de se poser de bonnes questions !
L'échelle de progression, document fédération française d'équitation.
L'ensemble du document à lire ici link
L'échelle de progression de Ziegner
link
En 1995, Kurd Albrecht Von Ziegner, ancien officier de cavalerie allemand devenu un entraîneur mondialement reconnu, publie un livre en Anglais intitulé « The Basic », où est développée
pour la première fois la notion de « Training Tree » (arbre d'entraînement). L'arbre est composé de dix éléments dont l'ordre diffère de celui suggéré par l'Echelle allemande de
progression.
-
Décontraction
- Régularité
- Liberté des allures
- Contact
- « Dans les aides »
- Rectitude
- Equilibre
-
Durchlässigkeit (idée que l'énergie traverse en permanence le corps du cheval sans tensions ni raideurs, l'acceptation de la demande de transition ainsi que par la souplesse des
postérieurs et l'abaissement des hanches, mplique que le cheval soit décontracté, élastique, dans les aides, droit et équilibré)
-
Schwung (souvent traduit par expression, impulsion, implique l'augmentation de la phase de suspension, la notion de souplesse est
primordiale)
- Rassemblé
« Il est plus facile de manipuler un kilo de cerveau que ces centaines de kilo de muscles. Et il est plus facile de planter une nouvelle idée dans un cerveau que d'en enlever une
ancienne. »
« Pardonnez-leur et ils vous pardonneront. »
Kurd Albrecht Von Ziegner.
L'échelle de dressage du cheval allemande
Echelle d’Entraînement, la Scale of Training, souvent appelée Echelle d’Entraînement Allemande (German Scale of Training)
- rythme, énergie (takt)
- décontraction, souplesse (losgelassenheit)
- contact (anlehnung)
- impulsion, expression (schwung)
- rectitude (geraderichten)
- rassembler (versammlung)
Pierre Baupère, dans Cheval Savoir
« Sans un rythme constant, pas d’équitation correcte possible ! »
Cela implique qu’il n’est pas possible de décontracter un cheval, aussi bien mentalement que physiquement ou de l’assouplir s’il ne se déplace pas dans un rythme constant.
MAIS cela implique aussi que si je tente de décontracter le cheval ou de l’assouplir et que le rythme devient irrégulier, je dois immédiatement oublier le travail que je suis en train de faire
pour corriger les erreurs dans le rythme.Donc, pour en avoir une vision générale, nous pouvons dire qu’il est inutile de tenter de rassembler un cheval si celui-ci n’est pas capable de maintenir
un rythme constant sans le secours des aides, qu’il n’est pas assoupli et décontracté, aussi bien mentalement que physiquement, qu’il n’accepte pas le contact moelleux de la main et/ou ne
respecte pas les aides de jambes et d’assiette (point 3), que l’on a pas développé une impulsion suffisante et qu’il n’est pas droit d’épaules et de hanches tout en étant capable de se fléchir
aussi bien à gauche qu’à droite.
Ce n’est qu’une fois ces conditions remplies que l’on peut aborder le travail du rassemblé.
- Intérêt de l'échelle de progression
L’intérêt de l’échelle n’est pas seulement de donner une progression logique au travail à travers le temps, elle permet aussi au cavalier de diagnostiquer la cause des problèmes. Si je rencontre
une difficulté je vais pouvoir remonter l’échelle pour contrôler si les conditions préalables à cet exercice sont remplies. Je me demande alors si cela vient d’une difficulté à maintenir un
rythme constant sans le secours des aides, si le cheval est décontracté et assez souple, s’il réagit correctement à mes aides et les accepte, etc. Lorsque je me rends compte que l’un de ces
points n’est pas satisfait, je reviens immédiatement au travail spécifique de cet élément avant de revenir au travail du rassemblé.
http://www.cheval-savoir.com/archive-juillet-2010-12.php
L'échelle de progression du dressage du cheval Pradier - Scherer
Une autre progression http://stageivanscherer.over-blog.com/
Voici quelques éléments issus du livre du Dr Pradier (Mécanique Equestre et Equitation, édition Maloine) qui permettent de mieux comprendre la méthode enseignée par Ivan.
L’objectif :
- Retrouver l’harmonie locomotrice du cheval avec la contrainte nouvelle du poids du cavalier. C’est à dire la forme des allures où le cheval est le plus habile avec le meilleur équilibre
possible, la plus grande mobilité, où il porte le mieux le cavalier, où enfin, retrouvant un certain confort il se décontracte.
- Pour le cavalier cela revient à déterminer et se rendre maître des facteurs qui donnent naissance à cet état : la cadence, l’attitude et l’amplitude.
1. La cadence
- C’est ce que le cavalier doit rechercher en premier sachant qu’elle est propre à chaque cheval et que le déséquilibre dû au poids du cavalier se traduit toujours par une précipitation et
un raccourcissement des allures.
- La recherche de la cadence se traduit donc par la nécessité de ralentir et le cavalier va se retrouver immédiatement avec le sentiment d’être en sous-impulsion,
sur un cheval qui ne « travaille » pas. Il faut l’accepter le temps que le cheval s’installe dans cette cadence.
2. L’attitude
- Dans tous les cas, il faut obtenir un allongement-abaissement de l’encolure, avec ouverture de l’angle tête-encolure (respect de l’harmonie locomotrice) pour
permettre au dos de se « tendre » puis de se « remonter ». C’est seulement à ce moment que s’élabore la tension.
- Ce travail ne se révèle fructueux que très lentement et très progressivement car c’est le résultat de la mise en place d’une musculature adaptée.
3. L’amplitude
- Ce n’est qu’au fur et à mesure de la répétition des mouvements dans la bonne cadence et dans la bonne attitude que le cavalier va tenter , par une augmentation
parfaitement dosée de l’impulsion, de donner aux allures plus d’amplitude dans le strict respects des cadences et de l’équilibre.
- Cette recherche de l’amplitude dans les allures est fondamentale, elle doit rester une préoccupation constante du cavalier quel que soit l’âge du cheval, sa
qualité et le niveau de son dressage, car , si elle conditionne la valeur d’une présentation de dressage, elle donne au cheval d’obstacle la couverture qu’il mérite, toute sa « voilure », et lui
permet d’exprimer sa puissance.
4. La rectitude
- La recherche de la rectitude va se poursuivre jusqu’à la fin du dressage (c’est-à-dire toute la vie du cheval) par le travail de 2 pistes (hanches en dehors sur le
cercle, tête au mur, épaules en dedans, hanches en dedans, appuyers, hanches en dedans sur le cercle,…).
5. Le rassembler
- Le rassembler est le résultat de cette recherche de la rectitude.