L'équitation en amazone, les chevaux, l'art, les
voyages, bonne visite!
Bienvenue chez moi ! Je me présente, Eros, cheval pie né
en 1992....ici : ma vie, mon oeuvre!
Mon quotidien, le pré , les copains, les poulains, les chats, ma vie de clown mais aussi le travail, la monte en amazone, le dressage, le saut d'obstacles, les balades en forêt,
le travail à pied, en liberté, l'éthologie... toutes les fantaisies de ma cavalière quoi! Et parfois ses infidélités avec d'autres dadous le temps d'un stage d'équitation en amazone ou d'une démonstation!
Mais aussi quelques brèves sur l'actualité des sports équestres, les chevaux dans l'art, l'histoire, les voyages de ma bi-pède, les spectacles auxquels elle a assisté.... Bonne visite et à bientôt!
Première balade à cheval depuis... pfff... un bon moment!
Avant la neige, avant les soucis d'Eros, avant quoi!
Alors ça fait encore plus de bien de retrouver les grands espaces!
Après une détente en carrière avec un cheval en mode sieste, tentons le coup...
Un Eros égal à lui même (ce qui est donc bon signe pour la forme!), on part en traînant les sabots, et en voyant beaucoup de crocodiles (où comment travailler mine de rien les déplacements
latéraux pour détourner l'attention...)
euh..
Si on faisait demi-tour , dis? Je suis sûr qu'il y a des tonnes de méchants croco mangeurs de chevaux par là... Non?? Bon, c'est bien parce qu'il fait beau hein!
puis on a un milieu de promenade à peu près zen, petit trot sympathique,le temps d'admirer le paysage
et lorsque le chemin s'oriente vers le retour... ça chauffe... Eros quoi!
On a réussi tout de même à monter la dernière grimpette au "petit" trot (bon, ok, plutôt rapide le petit trot, mais je m'attendais à pire!), cheval pas si essoufflé que ça au bout , cavalière si!
Équitation en amazone : photos de sauts d'obstacles en amazone de cavalières d'antan
La monte en amazone sportive, version saut d'obstacles naturel, type parcours de chasse, ou derby, ou encore obstacle rencontré lors d'une chasse.
Équitation en amazone avec ou sans jupe, ce qui permet d'apercevoir les belles fourches larges de la selle qui calent bien les jambes.
Le regard de la cavalière à la réception dirigé vers la suite du parcours, épaule droite en retrait, épaule gauche vers l'oreille droite du cheval, quelques unes des bases de la position pour
réussir ses sauts d'obstacles en amazone!
Pour en savoir plus sur la technique de l'équitation en amazone, et en particulier du saut , quelques articles à découvrir au fil du sommaire :
des cavalières amazones et leurs chevaux du siècle dernier, au fil des ventes d'ebay pour découvrir la monte en amazone, dans sa version déjà historique!
D'accord, moi je lis debout pendant que mon cheval broute au bout de sa longe, mais l'idée est là!
C'est dans cette librairie qu'est enregistrée Equi-Libris, l'émission consacrée au livre en rapport avec le cheval diffusée sur Equidia (Equi-LIBRIS, pour les amoureux des chevaux... et des
lettres ! Chaque semaine, Xavier Libbrecht vous présente ses coups de coeur en matière de littérature équestre...) ;
Pour retrouver quelques unes des vidéos de l'émission:
Une librairie spécialisée dans le livre équestre, tout récent, ou au contraire ancien, qui organise des nocturnes, la prochaine:
Le Jeudi 23 février, à partir de 18h30, la nocturne de la Librairie du cheval accueillera une Ecurie fugitive.
Les invités sont :
LES AUTEURS :
- Jean Louis Gouraud: Hippomanie (L’hippomanie fait partie de ces quelques maladies
rares, dites orphelines, qui, touchant peu de gens, ont été très peu étudiées. L’objet de ce livre est de combler cette lacune, et de faire le point sur l’état des connaissances en la matière.
Nul n’était mieux placé pour réaliser ce travail salutaire que Jean-Louis Gouraud, qui en est atteint depuis sa plus tendre enfance. LA FNAC)
- Claire Veilleres / Cordilhac: La Capture
- Claire Cocanno: Habiter Zingaro(Les photographies de Claire Cocano commentées
par Bartabas proposent une promenade sur les lieux du théâtre équestre Zingaro)
L’AVENTURE EQUESTRE :
- Gwladys Lecarpentier présentera son projet de raid
LES PEINTRES :
- Graziella Bordignon & Véronique Lemore
LE SPECTACLE EQUESTRE :
- Sabrina Sow présentera Equinoctis
LA CREATION :
- Bloomi exposera ses dernières créations en matière bagagerie équestre
Bref, pour les lectrices parisiennes, et lecteurs parisiens, si vous passez par là...!
Dorothy Mackaill (4 mars 1903 - 12 août 1990) était une actrice anglaise, connue essentiellement au cinéma muet mais aussi aux débuts du cinéma parlant dans les années 1930,
aux États-Unis.
Vers 1920 en tenue d'amazone
Après avoir emménagé provisoirement à Paris, elle rencontre un chorégraphe de scène du Théâtre de Brodway qui la persuade de partir pour New York où elle s'implique dans les Ziegfeld Follies et
se lie d'amitié avec les futures actrices de cinéma Marion Davies et Nita Naldi.
En 1920, Mackaill commence sa reconversion de « Follies Girl » vers une carrière d'actrice de cinéma. Elle apparait cette année-là dans son premier film, The Face at the Window réalisé
par Wilfred Noy. Sa carrière se poursuit avec succès tout au long des années 1920. En 1924, elle est récompensée d'un Wampas Baby Stars par la Western Association of Motion Pictures Advertisers
aux États-Unis aux côtés de Clara Bow, Julanne Johnston et Lucille Ricksen.
En 1926, Dorothy Mackaill épouse le réalisateur Lothar Mendes, mais ils divorcent au bout de deux ans. Elle se marie encore deux fois ensuite : de 1931 à 1934 avec Niel Miller, puis avec
Harold Patterson de 1934 à 1938, deux mariages qui se terminent également par un divorce.
L'industrie du cinéma subit de grands bouleversements pendant l'ère nouvelle du parlant à la fin des années 1920 et au début des années 1930, Mackaill se retrouve comme nombre de ses pairs
révélés par le cinéma muet dans une situation délicate. Son contrat cinématographique de Mackaill chez First National Pictures n'est pas renouvelé à son terme en 1931 et Mackaill devient une
actrice libre de choisir son agent. Son rôle le plus mémorable de l'époque est dans Love Affaire des studios Columbia Pictures où elle joue avec Humphrey Bogart. Elle se retire en 1937 pendant
plusieurs années pour prendre soin de sa mère âgée.
Dorothy Mackail sort pourtant quelques fois de cette retraite pour apparaitre dans des rôles pour la télévision, notamment dans plusieurs épisodes de la série Hawaii Five-O.
Dorothy Mackaill s'est éteinte à Honolulu en 1990 à l'âge de 87 ans. Ses cendres furent dispersées dans la mer de Waikiki Beach.
Retour au pré après le petite séance du jour (plus de temps de pansage préalable qu'en selle!) ... et toujours les mêmes rituels équins... carottes, aller boire un coup et... se rouler!
Acte 1 : choisir la zone de roulement appropriée : terre sans un seul brin d'herbe... pour le masque intégral à la boue, c'est parfait....
Acte 2 : la mise à genoux... ou les belles balzanes toutes propres 30 secondes auparavant après 40 minutes de pansage en prennent un sacré coup...
Acte 2 ; on frotte bien tout partout le premier côté.. crinière, oreilles, tout y passe...
Acte 3 : opération changement de côté, on frotte bien la zone de la colonne au passage.. et nous voilà avec un dadou pané intégral!
Acte 4, et une petite secouette pour finir une!
ça va, avec le temps sec, ça ne colle pas trop!
Et ce que j'adore, poulinou qui ne s'est pas roulé, se secoue aussi en miroir.. mimétisme... !
bien visible d'ailleurs au moment de monter sur la bête, sans mon plot montoir point de salut!
Séance matinale bien agréable, bon travail d'assouplissements au pas et au trot, ça coince encore un peu au galop, mais on commence à retrouver de chouettes sensations!
Le surfaix amazone, surfaix à deux fourches, utilisé depuis le XIX par les écuyères de cirque, pour donner l'illusion en spectacle que la cavalière amazone montait à cru.
Un surfaix amazone trouvé sur ebay, avec étrier à pantoufle datant de 1893
Un autre modèle de surfaix amazone de marque Champion and Wilton
Incurvation, huit de chiffre, départ au galop, changement de pied... tout un programme pour la séance de dressage du jour!
On reprend enfin le vrai travail, avec un cheval en forme, ça fait du bien!
Bon, le rythme de la séance reste très léger, mais cela fait du bien de reprendre un peu de vrai dressage!
Je suis toujours dans ma phase d'amélioration des transitions, gagner en légèreté, rectitude et équilibre, et aujourd'hui, une séance très "facile", un cheval en phase, cela coule tout seul, cela
fait beaucoup de bien!
A cela il va falloir réajouter allonger le côté droit, incurver à gauche, les deux mois de travail en pointillé ont laissé des traces côté disymétrie...
Le dispositif du travail du cheval du jour :
On commence par un huit de chiffre en X , tout ce qu'il y a de plus classique, au pas, au trot, en intégrant quelques transitions en profitant de l'engagement des postérieurs sur la petite volte,
puis, à la tangence des deux cercles, transition au pas, on part sur un doubler vers le petit côté, quelques foulées en contre-incurvation, c'est un exercice qui remet bien Eros dans l'équilibre
et facilite ensuite le départ au galop.
Donc, au bout du doubler, on remet droit, départ au galop (point rouge), tournants assez serré (dans l'esprit du quart de pirouette), volte, doubler dans la longueur.
Au niveau des points verts, transition galop-pas-galop, changement de main, en fin de doubler, retour au pas.
A nouveau quelques foulées en contre incurvation, on remet droit, on repart au galop pour une volte à gauche, que l'on transforme en huit de chiffre après un nouveau changement de pied (une ou
deux foulées de pas pour nous ici), et on repart sur l'exercice.
La répétition aide comme toujours à bien stabiliser les choses, Eros qui a tendance à chauffer pas mal dans les exercices autour des changements de pied a été parfait, petit galop très
décontracté, transitions précises, du bonheur!
huit, doubler dans la largeur,contre-incurvation, départ au galop à gauche, volte, doubler avec changement de pied, contre-incurvation, départ au galop à droite, volte....
Guillaume Canet, Marina Hands, Daniel Auteuil, Lou de Laâge, Tcheky Karyo, Jacques Higelin, Marie Bunel,
Il était une fois, un petit cheval qui n’avait aucune chance de gagner,
Il était une fois, un cavalier à la recherche de la monture parfaite,
Il était une fois, un homme et un cheval qui se murmuraient à l’oreille :
“Ensemble, nous gagnerons”.
Guillaume Canet, jouera le rôle du cavalier Pierre Durand dans le film du Canadien Christian Duguay qui « retracera de manière romancée la belle histoire du petit cheval
noir champion olympique à Séoul en 1988" dans la discipline équestre du saut d'obstacles et de son non moins célèbre cavalier .
Pour le besoin du film, Guillaume Canet s’est remis sérieusement à l’équitation chez Frédéric Cottier.
Pour doubler Guillaume Canet dans les scènes équetres les plus difficiles , une doublure de luxe, Rodrigo Pessoa, ami de toujours de Pierre Durand.
Jérôme Navet, neveu d’Eric sera également une doublure de Pierre Durand, Rodrigo ne pouvant mettre entre parenthèse sa carrière sportive pendant les 3 mois du tournage.
Jean Rochefort devrait être l’éleveur de Jappeloup, Henri Delage.
Marina Hands jouera Nadia l’épouse du Champion Olympique.
Daniel Auteuil est pressenti pour le rôle de Serge, père du cavalier.
jappeloup :
Mais la vedette reste Jappeloup,le cheval, mort d'une crise cardiaque dans son pré à 16 ans, que des origines modestes ne prédisposaient pas aux plus grands honneurs.Jappeloup quand à lui
sera "joué" par 5 montures. 5 chevaux pour être à la hauteur d'un tel myhte. Il faut le Jappeloup sauteur, travaillant sur le plat, joueur, et autres prises de vues. C’est
Pierre Durand lui-même qui a validé les choix aidé en cela de son ami Patrick Caron qui sera lui-même un des rôles du film.
"C'est la première fois qu'en France un long métrage est consacré à la carrière d'un cheval, devenue une légende", a souligné Pierre Durand. "Guillaume Canet s'est beaucoup impliqué avec
plusieurs casquettes. Il a ainsi réécrit le scénario, avec une motivation particulière puisqu'il était destiné à devenir cavalier de CSO avant une mauvaise chute", a expliqué l'ex-champion
girondin.
Le tournage commence en septembre,on a déjà hâte de voir le résultat!
Le cheval , son cavalier et la médaille olympique au poitrail pour le tour d'honneur!
Rappel de la biographie de ce cheval - champion d'exception: wikipédia
Jappeloup, l'histoire vraie :
né en avril 1975 dans la ferme équestre d'Henry Delage à Saint-Savin et mort en 1991, était un cheval Selle français de saut d'obstacles appartenant à Henry Delage. Il a remporté de très nombreux
titres, champion olympique, champion d'Europe et champion de France avec son cavalier Pierre Durand dans cette discipline, et est considéré comme l'un des chevaux de saut d'obstacles les plus
performants de tous les temps, malgré des origines modestes et une hauteur au garrot de 1,58 m, relativement faible pour concourir dans cette discipline. Jappeloup a laissé une trace indélébile
dans l'histoire du sport français et lors de sa mise à la retraite en 1991, un jubilé a même été organisé en bas de la tour Eiffel en son honneur. Trois mois plus tard, il meurt d'un arrêt
cardiaque dans son pré.
Jappeloup est né dans la ferme équestre d'Henry Delage à Saint-Savin, en Gironde. Son père est un trotteur français du nom de Tyrol II, et sa mère une vieille jument Pur Sang de course s’appelant
Vénérable. Bien que ce type de croisement n'ait jamais rien donné d'intéressant, Jappeloup s'est hissé au plus haut niveau. Il n’a pas eu de descendance puisqu'il était castré. Cheval selle
français hongre et bai foncé de petite taille, soit 1,58 m, Jappeloup n’a pas le physique habituel des chevaux rencontrés sur les terrains de CSO internationaux. Doté d’un caractère indiscipliné
et fantaisiste il a montré de très grandes facilités en saut d'obstacles malgré sa taille modeste, Jappeloup est en effet si petit que cette caractéristique aurait pu l'empêcher de faire une
carrière internationale. Jappeloup a été élevé et révélé par Henry Delage qui l'a présenté à 4 ans à Pierre Durand, et lorsqu'il fut présenté pour la première fois, le cavalier le refusa,
l'annonçant « trop petit ». Il revint sur sa décision un an plus tard, en voyant Jappeloup sauter. Il contacta aussitôt l'éleveur et Jappeloup ne l'a depuis plus quitté.
Avec Pierre Durand, Jappeloup a gagné de nombreux titres : Champion de France en 1982, Champion d'Europe en 1987, 11 médailles d'or en Grands Prix dont cinq en Coupe du Monde et trois en
CSIO, et Champion Olympique aux JO de Séoul en 1988. En 1984, aux Jeux olympiques de Los Angeles, pendant l'épreuve par équipe, le cheval, alors âgé de neuf ans, refusa, jeta son cavalier à terre
et s'enfuit vers les écuries après avoir réussi à enlever sa bride. Après sa chute, Pierre Durand fut la cible de nombreuses critiques. En 1986, Jappeloup de Luze, bien que castré et ne pouvant
pas avoir de descendance, était estimé à 3 750 000 francs.
En 1988, aux Jeux olympiques de Séoul, après avoir gagné la médaille d'or, Pierre Durand lui passa la médaille sur le poitrail pour le remercier.
En 1997, le magazine équestre l'Année Hippique a désigné Jappeloup comme étant le deuxième cheval le plus performant en saut d'obstacles depuis la 2e
Guerre mondiale. Il a été élu par un vote de 37 experts du monde des sports équestres.
Le public a particulièrement retenu la lutte sur les terrains de CSO entre Jappeloup et son concurrent gris, le célèbre Milton sous la selle de l'anglais John Whitaker.
Pour sa retraite en 1991, un jubilé a eu lieu au Champ-de-Mars à Paris, au pied de la Tour Eiffel avec une compétition de saut d'obstacles réunissant les
25 meilleurs cavaliers. Jappeloup est depuis devenu une marque déposée par Henry Delage.
Le cheval Jappeloup accompagné de son propriétaire Henry Delage aux Jeux équestres mondiaux de Stockholm en Suède
Liste non exhaustive des titres de Jappeloup avec Pierre Durand1.
1982 : champion de France senior à Fontainebleau
1983 : médaille d'argent par équipe aux Jeux méditerranéens à Rabat
1985 : 3e de la finale de la coupe du monde à Berlin
1986 : champion de France senior à Fontainebleau et médaille de bronze par équipe aux Championnats du monde
1987 : médaille d'or en individuel et médaille d'argent par équipe aux Championnats d'Europe à Saint-Gall
1988 : médaille d'or en individuel et médaille de bronze par équipe aux Jeux olympiques de Séoul
1989 : médaille d'argent par équipe aux Championnats d'Europe à Rotterdam
1990 : médaille d'or par équipe aux Championnats du monde à Stockholm et 2e de la finale de la coupe du monde à Dortmund
Statue équestre hommage au champion, dans le parc du musée olympique de Lausanne
Ce passionné d'équitation vient de tourner dans un film qui retrace le parcours du jockey Pierre Durand et de son fidèle Jappeloup, médaille d'or aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988. Cette fois,
c'est le cheval qui est de la région. "Seabiscuit", du club Chartres Equitation, partagera la vedette avec les acteurs. En attendant la sortie du film en janvier 2013, on pourra voir Guillaume
Canet dans "Les Infidèles".
Vous venez de terminer le tournage de "Jappeloup" aux côtés de Marina Hands et Daniel Auteuil, film qui retrace le parcours du jockey Pierre Durand et de son cheval.
G. C.: C'est un film très important pour moi. Je me suis remis à l'équitation. J'ai été entraîné par l'ancien équipier de
Pierre Durand, Frédéric Cottier. On a travaillé jusqu'à 6 ou 7 heures par jour. J'ai perdu 5 kg pendant le tournage.
Vous avez vécu dans un haras. Quels souvenirs gardez-vous de cette époque?
G. C.: Sans son cheval, un champion n'est plus rien. Je sais ce dont je parle. J'ai arrêté ce sport après une chute
terrible. Moi et mon cheval étions cassés. Et il n'y avait qu'avec lui que je pouvais participer aux grosses épreuves. J'ai appris l'humilité. J'ai aussi appris à me battre et prendre des
décisions. Quand j'ai fait mon premier film « Mon Idole », des partenaires financiers comme Canal+ m'ont lâché. Pour « Ne le dis à personne », on me conseillait de ne pas prendre François Cluzet.
Un peu trop Ringard ! Il a eu le César du meilleur acteur. Comme quoi !
L'histoire est vraie. En vue des Jeux olympiques de Séoul en 1988, pour préparer et habituer au bruit de la foule son cheval Jappeloup, Pierre Durand l'avait amené
au Parc Lescure rempli de supporteurs. C'était le 14 mai 1988, juste avant le match entre les Girondins et le Matra Racing. Pierre Durand et Jappeloup avaient fait un tour de stade. Un
entraînement qui avait permis à Jappeloup de rester concentré quelques semaines plus tard à Séoul pour gagner sa médaille d'or en saut d'obstacles.
Hier, à l'issue du match Bordeaux-Nancy, les supporteurs du stade Chaban-Delmas étaient invités à jouer les prolongations en guise de figurants pour rejouer la scène. Car c'est au tour de
l'acteur Guillaume Canet d'entrer dans la légende Jappeloup. Lui qui avait dû arrêter l'équitation suite à une mauvaise chute a écrit le scénario du film actuellement en tournage et consacré à
Jappeloup.
Manquant de glisser sur des sièges détrempés, les volontaires affluent. « Ça ne va pas durer longtemps », promet Guillaume Canet aux figurants qui se serrent bientôt sur les sièges du virage sud
sud-ouest sous une pluie glaciale. « Mais vous êtes top d'être restés », remercie l'acteur, conscient des conditions atmosphériques peu motivantes. Applaudissements.
L'équipe technique s'affaire derrière lui, la tribune s'impatiente et trépigne. « Action », hurle un supporteur. Rires dans le virage. L'ambiance est détendue. L'acteur plaisante avec les
spectateurs qui l'interpellent. Il y a d'abord l'explication de texte du réalisateur canadien, Christian Duguay. « On est en 1988, donc s'il vous plaît, pas de téléphone portable visible ni
d'appareil photo numérique. » « Attends, en 1988, ils n'avaient pas de portable », s'étonne un supporteur.
« Le cheval va passer devant vous, il faudra l'applaudir très fort », poursuit le réalisateur. Dans le film, Gilles Lelouche est le speaker. Affublé d'un costume vert daté « eighties », il
chauffe le stade. « Vous avez gagné, alors vous êtes chauds ! » Réponse sans équivoque et bruyante du virage. « Ça tourne. »
Guillaume Canet ôte sa doudoune. C'est en marine et blanc - de circonstance - qu'il monte une des neuf doublures choisies pour incarner Jappeloup. Il lui flatte l'encolure, mime la peur de
l'animal, le rassure, arpente au trot l'espace herbeux entre la cage des buts et le virage.
La scène est dans la boîte.
Souvenirs :
Le premier rôle est bien celui du Cheval, Jappeloup, qui aura 9 doublures:
Il faut le Jappeloup sauteur, travaillant sur le plat, joueur, et autres prises de vues. C’est Pierre Durand lui-même qui a validé les choix aidé en cela de son ami Patrick Caron qui
sera lui-même un des rôles du film.
zoom sur quelques uns de ces chevaux acteurs :
Incello:
Incello, Etalon de 11ans
Baturo : Jappeloup acteur
Baturo ne sautera pas d'obstacles, il sera filmé pour les gros plans, les scènes de jeu et de cascades avec les comédiens et notamment les refus. C'est Mario Luraschi qui dresse Baturo et lui
apprend toutes les actions spécifiques qu'il devra réaliser dans le film. Filmé en gros plan et avec le rythme du montage, on ne verra pas la différence avec les autres chevaux et bien-sûr nous
ne verrons pas qu'il est Andalou.
Océane du Chatel : Jappeloup sauteur
C'est une jument de 9 ans, robe noire pangaré et qui peut sauter 1m50. Sur cette vidéo, les obstacles ne sont pas très hauts mais dès le mois prochain elle sera entrainée par Frédéric Cottier et
Pierre Durand pour lui apprendre à sauter de la même façon que Jappeloup. Elle ne sera pas filmée pour les gros plans mais plutôt pour les sauts sur obstacles moyens, au paddock, à
l'entrainement.
Welcome Sympatico
le Jappeloup lorrain Il est la coqueluche de l’équipe du film consacré au cheval de légende, vainqueur des JO de Séoul en saut d’obstacles. Welcome a conquis Pierre Durand, le cavalier de
Jappeloup qui n’a jamais oublié son petit bout de zan.
« Meilleur père de jeunes chevaux en 2010 », selon Dominique Simonin, (à droite sur la photo) qui s’occupe de lui à Suriauville, Welcome Sympatico est aussi « un acteur doué», assure le
champion Pierre Durand (au centre)
Des barres à 1,70 m de hauteur ne lui faisaient pas peur, lui qui ne mesurait qu’un 1,58 m ! Immense de courage, n’écoutant que son cœur et son cavalier, Jappeloup de Luze gagne les
Jeux Olympiques de saut d’obstacles à Séoul en 1988. Vingt ans après sa disparition, le cheval-phénomène de Pierre Durand s’apprête à revivre au cinéma, incarné, entre autres, par un étalon
vosgien. La légende continue et l’ancien champion, actuel président de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance, participe évidemment à l’aventure !
C’est la première fois qu’en France un long-métrage est consacré à la carrière d’un cheval, le vôtre. Comment prenez-vous la chose ?
Pierre DURAND : « Comme un cadeau merveilleux ! Qui me fait aussi replonger dans le passé avec parfois des moments douloureux. Le film montrera, en effet, l’épisode des JO de Los Angeles, en
1984, où Jappeloup me fait tomber. Des morceaux de galère qui rendent la victoire plus belle au final. En tant que conseiller technique, je veille également à ce que notre histoire ne soit pas
dénaturée. Guillaume Canet, qui joue mon rôle, a pris quelques libertés mais reste très respectueux et pour l’instant je m’y retrouve. »
Welcome Sympatico, un étalon hanovrien qui fait la monte au haras du Rond-Pré à Suriauville, dans les Vosges, tient aussi la vedette en interprétant Jappeloup. Comment l’avez-vous rencontré ?
« Tout l’hiver, on a cherché des chevaux qui pouvaient lui ressembler. Il y a eu un casting sur Facebook et j’ai vu les photos de Welcome. Quand je l’ai monté à Vittel, j’ai été immédiatement
séduit. Ce cheval a du charisme. Très bien dressé, il n’est pas non plus blasé et saute, à 20 ans, avec encore beaucoup de générosité. Tout l’été, Chloé (Ledinski, la cavalière de Dominique
Simonin chez qui Welcome est basé) l’a bien préparé pour lui donner une condition physique. Évidemment, sa petite taille d’1,54 m – une anomalie pour un cheval de race allemande – et sa
couleur de robe ont été des critères déterminants. Son expression de tête, son attitude de placé d’encolure sont également très proches de Jappeloup. »
Est-ce qu’il existe aussi des similitudes dans le caractère ? Dominique Simonin loue la gentillesse de Welcome Sympatico…
« Il a raison. Pas du tout inquiet, il met très en confiance Guillaume Canet, qui n’a pas l’habitude de franchir des obstacles de plus d’1,35 m contrairement à Welcome qui tournait autrefois
sur de grosses épreuves, notamment à Aix-la-Chapelle (la Mecque du jumping). On peut placer la caméra à 4 m de la réception au sol, il ne se trouble pas ! À tel point qu’il est devenu
le cheval fétiche du tournage ! (Une pause) Jappeloup était atypique, naturellement anxieux mais tout en ayant une capacité prodigieuse à se surpasser. Il a fallu que je le décrypte, qu’entre
nous se crée une relation affective pour qu’il se laisse guider. Mon cheval m’a poussé à l’excellence pour me hisser à son niveau. Il a changé ma façon de monter, m’a aidé à mieux me connaître.
Il m’a appris la tolérance, la patience, à m’intéresser aux autres. C’était le cheval de ma vie, mon ami. »
Propos recueillispar Virginie DEDOLA.
Seabiscuit
Un cheval à l’affiche linkle cheval d’une
cavalière chartraine jouera au cinéma le rôle d’une légende : Jappeloup de Luz. Il sera monté par Guillaume Canet. Le comédien incarnera le cavalier de Jappeloup : Pierre
Durand.
Il a sa couleur, sa tâche blanche sur le front, sa taille. Même Pierre Durand a été frappé par la ressemblance
entre Seabiscuit*, le cheval de Mélanie Doublier, la fille des propriétaires du club hippique Chartres-Équitation, et Jappeloup de Luze. C'est avec ce cheval mythique que le cavalier
international a remporté, entre autres distinctions, la médaille d'or des Jeux Olympiques de Séoul (Corée-du-sud) en 1988.
Cette ressemblance vaudra à Seabiscuit d'être l'une des vedettes du film consacré à Jappe-loup, vingt ans après sa
mort, et dont le tournage devrait commencer en septembre. «Tout à commencé cet hiver» a expliqué samedi Sylvie Doublier, la mère de Mélanie. «Je regardais une émission de télévision où Pierre
Durand parlait de Jappeloup. Ils ont passé des photos de son cheval et j'ai reconnu Seabiscuit» s'étonne-t-elle encore. «Sans même savoir qu'il y avait un projet de film, j'ai envoyé la photo de
notre cheval à Pierre Durand. Au début il était sceptique lorsque je lui avais dit que nous avions chez nous un sosie de Jappeloup. Mais lorsqu'il a vu la photo, il a été convaincu» raconte
Sylvie Doublier.
Depuis deux mois, tout s'est accéléré pour Seabiscuit. Il a été retenu pour être l'un des chevaux qui interprèteront le rôle de Jappeloup dans le film qui lui sera consacré. Il a passé un mois
chez Mario Lurashi le spécialiste français du dressage de chevaux pour le cinéma. Depuis le début juillet, Seabiscuit s'entraîne maintenant aux Haras de Poigny-la-Forêt (Yvelines), chez Frédéric
Cottier, un autre cavalier émérite puisqu’il a notamment été champion du monde dans les années 80 avec un autre cheval mythique : Flambeau C. Quant au rôle de Pierre Durand, il sera interprété
par un autre Yvelinois : Guillaume Canet. Un comédien dont la première passion a été l'équitation. D’ailleurs, son entrée dans le monde du cinéma il la doit à Jean Rochefort qui élève des chevaux
à Auffargis dans les Yvelines.
Dans la perspective du tournage, Guillaume Canet monte régulièrement Seabiscuit. Samedi, il était absent, retenu
sur le tournage de La guerre des boutons. En son absence, Mélanie Doublier est venue monter son cheval pour évaluer ses progrès. «C'est incroyable ! Il a même appris à faire le pas espagnol»
s'est-elle étonnée. Dans ce film, outre Guillaume Canet qui en a co-écrit le scénario, Jean Rochefort est annoncé (la boucle est bouclée). Ce dernier jouera le rôle de Henri Delage, l'éleveur de
Jappeloup. Daniel Auteuil a également été pressenti pour interpréter le rôle du père de Pierre Durand.
*Le cheval de Mélanie Doublier, Seabiscuit est doublement remarquable. Au-delà de sa ressemblance avec Jappeloup de Luze, il partage son nom de baptême,
Seabiscuit, avec un autre fameux cheval. Son homonyme vécu du 23 mai 1933 au 17 mai 1947 aux Etats-Unis. Il s’agissait d’un cheval de course. Il défraya la chronique dans les années 1930. Son
parcours hors du commun fit de lui une figure populaire auprès du public améri-cain alors frappé par la Grande Dépression. Il est demeuré l’un des chevaux de courses les plus célèbres de
l'histoire. De nombreux livres et films lui ont été consacrés, dont pur-sang, la légende de Seabiscuit, nommé pour l'Oscar du meilleur film en 2003.
Pour faire suite à l'article d'hier : .... :)! !!!
La version avec texte : mise à l'herbe!
Fin de la période des paddocks d'hiver , et leur absence de boue , ça , c'était chouette mais il n'y avait plus non plus d'herbe, et ça c'était beaucoup moins chouette.... d'où l'empressement
d'Eros hier a s'éloigner de moi dès le licol enlevé... des fois que j'aurais changé d'avis!
Ce ne sont pas encore les grands prés d'été, mais les petites parcelles sans engrais pour la transition, et pour le moment en pâtures individuelles, pour faciliter la complémentation en
céréales...
Copain poulinou à côté, va-t-on pouvoir dire pour de bon "le bonheur est dans le pré?"
et je vous laisse deviner la première chose faite par Eros en y arrivant...
Certains chevaux de course n'ont pas les qualités suffisantes pour briller sur les hippodromes. Appelés "réformés", ils sont utilisés en équitation de sport ou de loisir. Portrait d'un trotteur
et d'un galopeur dans leur réadaptation à une nouvelle vie, présentation des activités de l'écurie seconde chance, de l'association cheval avenir et de la ligne française de protection du cheval.
J'en profite pour ajouter un article sur l'écurie de la seconce chance:
Sylvain Martin, fondateur de l'écurie Seconde Chance, revient avec nous sur son concept ou plutôt sa philosophie.
Gentleman Rider puis entraineur de chevaux de course, il prend rapidement conscience que beaucoup de chevaux retirés ou réformés des courses voir parfois envoyés tout simplement à la
boucherie sont encore en bonne santé et pourraient faire le bonheur d'un cavalier pour le loisir ou la compétition même à haut niveau après une phase de reconversion.
Sylvain Martin décide de redorer le blason des chevaux de course mais il nous précise que sans une excellente sélection et un travail de reconversion particulier un cheval de course ne
devient pas un cheval d'équitation « classique » polyvalent et performant.
N'oublions pas que tout comme les Selle Français ou les Anglo-Arabe, les Pur-Sang sont des chevaux brillants sur les terrains de Complet: Moonfleet monté par Andrew Hoy (victoire à
Badminton en 2008), Ensign monté par Pippa Funnell (CIC****), Milcane monté par Benoit Parent (CCI*** de Vittel, Pau, Martinvast... et CCI**** de Badminton) ou encore Philistin
monté par Aurélien Kahn (pré-sélectionné pour les JO d'Atlanta).
C'est ainsi qu'est venue à Sylvain Martin l'idée de créer un concept unique en France permettant de sauver quelques-uns de ces chevaux de course en leur offrant donc une « seconde chance
»: l'écurie Seconde Chance voit le jour début 2009.
Le site principal est installé dans le Maine et Loire au bord de l'hippodrome de Combrée non loin du centre d'entraînement de Senonnes. L’antenne ouverte en septembre 2011 est située à
Courtes au Nord de l'Ain.
Sylvain Martin est épaulé au quotidien par une équipe de 3 personnes pour lui permettre de sillonner la France à la recherche des meilleurs Pur Sang ou AQPS à réformer.
« Une des clés du succès du processus est d'être intégré dans le monde des courses. » Ancien jockey, Sylvain Martin est très ancré dans le milieu et cela lui permet d'enquêter
sans langue de bois sur le passé et l'historique de chaque cheval. « Je peux ainsi écarter de ma sélection les chevaux avec une tendinite, une entorse ou encore les chevaux
infiltrés. »
Il voit chaque semaine entre 10 et 40 chevaux. Pour chacun, après une analyse du modèle et des allures, des tests comportementaux (adaptabilité, tempérament...) et cliniques (flexions,
dos...) sont réalisés. Les chevaux sélectionnés intègrent ensuite les écuries pour une durée moyenne de 45 jours avant la vente mais cela peut aller jusqu'à 3 ou 4 mois pour un cheval
plus « paramétré course ». Concernant les chevaux vendus avec une aptitude CCE, le prix moyen en 2011 était aux alentours de 3 000€. Les chevaux vendus pour le CCE constituent
environ 45% du marché de l'Ecurie Seconde Chance. Il s'agit à 70% de Pur Sang et à 30% d'AQPS issus à 40% des courses de plat et 60% des courses d'obstacles.
Au fur et à mesure de son évolution l'Ecurie Seconde Chance a mis en place un programme de reconversion adapté à chaque cheval qui permet de les déconditionner des courses.
« Pour améliorer le mental des chevaux, l'équipe Seconde Chance agit sur trois axes principaux :
- Le travail (apprendre à aller n'importe où aux trois allures doucement, calmement, sereinement et en place)
- L'alimentation (remplacement de l'avoine excitante par des protéines pour s'arrondir et des fibres pour détendre le cheval et réparer son foie)
- L'environnement (au pré le plus possible avec des tas de sable pour pousser les chevaux à se rouler afin de se décontracter et se déraidir)
Le travail est organisé en quatre phases successives :
- Approche « Ethologique » sous forme de travail à pied à la méthode « Nicolas Blondeau » : on désensibilise le cheval et on remet en place un code avec lui
- Dressage sur le plat (mise en place – souplesse - cadence)
- Equitation en extérieur (apprendre à aller seul sans avoir peur)
- Dressage sur les obstacles (pour tendre à enchaîner un petit parcours) »
Il s'agit de montrer au cheval qu'il y a une autre possibilité que tout droit en avant et vite!! L'écurie Seconde Chance ne vend pas des chevaux de compétition mais des chevaux réformés
pour une équitation « classique » avec éventuellement un potentiel dans une discipline en particulier.
« Malgré toutes les rumeurs que l'on peut entendre à propos des chevaux de course, vous serez frappés de constater la gentillesse, la polyvalence et la faculté d'adaptation de ces
chevaux! » Mais ces chevaux demandent de la part du cavalier un peu plus d'anticipation car ils restent un peu plus émotif, sensible qu'un Selle Français. Ils ne conviennent donc pas
à n'importe quel cavalier: il est recommandé d'avoir au minimum un niveau galop 6.
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