Ah les charmes de la petite boite à
roulettes...pas une copine d'Eros celle là! Je n'ai jamais su le fin mot de l'histoire, sinon que son premier voyage dans la boite à roulettes quand il était poulain ne s'était guère bien passé,
et avait pu lui laisser dixit son éleveur, un « mauvais souvenir »....mauvais souvenir du genre à le faire paniquer complètement à la vue du van. Et un t'tit chou qui veut s'éloigner au
plus vite de l'engin de torture, ça peut être sportif!
Du temps où on était en
club, je faisais l'autruche, le van rien à faire (quelques tentatives matinales musclées un matin de concours m'avaient découragées), par contre le camion 8 places, sabots in the noz! Peut-être
le fait d'être bien entouré de copains, le système de pont différent...en tout cas, cela nous permettait d'aller en concours ou en démonstration sans se casser la tête.
Sauf qu'après la fermeture du club, dans nos
nouveaux appartements, moins de monde...donc juste une toute petite boite verte... Alors là il a bien fallu prendre le taureau par les cornes (pardon, le cheval par la gourmandise).
Bref, petite méthode (à ne pas mettre en oeuvre 5 minutes avant d'essayer d'embarquer : il faut du temps, de la patience et un nombre séance d'autant plus grand que le mauvais souvenir sera
implanté) pour apprendre ou ré-apprendre au cheval à embarquer sans difficulté:
Premièrement : faire du van un membre habituel et
inoffensif de l'environnement :
Au début, comme si de rien n'était se contenter de s'approcher discrètement de l'engin, mais surtout sans rien demander, en laissant faire le cheval....brouter à
proximité....passer
tranquillement à côté en partant en balade
Deuxièment : aller vers une association
van-confort-positif.
Surtout bien préparer le van...avec un joli seau plein de gourmandises....et le long d'un mur pour ne permettre qu'un côté de fuite...(plus des protections aux membres du cheval, on n'est jamais
trop prudent).Ah, le charme du petit seau jaune...
Après ce n'est qu'une question de patience...tous les jours, pendant le temps qu'il faudra, un des repas de la journée sera d'abord servi au pied du van...puis jour après jour on reculera le seau...au pied du pont...sur le pont... à la limite pont-intérieur...
Rester toujours d'un calme olympien : si le cheval s'inquiète, s'énerve, recule : on le met au travail un peu plus loin et on le fait bouger dans tous les sens (reculer, déplacer les hanches...) de façon intensive, puis on demande un arrêt à l'endroit du point de départ, si le cheval n'est toujours pas prêt on recommence les mouvements un peu plus loin (aucune brusquerie juste un enchaînement de mouvements intensif) jusqu'à ce que le cheval comprenne qu'il est plus confortable pour lui d'être arrêter à l'endroit voulu (devant le van) plutôt que de devoir travailler loin. Avoir soi-même une attitude parfaitement relâchée et décontractée près du van (ce qui n'est pas facile si on se concentre sur la difficulté) pour inciter le cheval à se détendre aussi.
A ce stade, le cheval ne doit plus manifester
d'inquiétude spéciale au contact de l'engin, on va donc pouvoir lui demander de poser d'abord un antérieur puis deux sur le pont. C'est là où cela devient plus difficile : le bruit du poser de
sabot.... On reprend le même principe, en cas de problème, on va retravailler plus loin jusqu'à ce qu'il accepte l'arrêt un pied sur le pont (arrêt, récompense à manger à cet endroit), puis deux
pieds puis trois puis quatre!
Ensuite même chose pour avancer un peu à l'intérieur jusqu'à atteindre la position finale.
Quelques jours ensuite repas dans le van matin et soir, d'abord en liberté puis avec la barre de recul puis porte fermée.
Encore quelques jours pour travailler les montées et les descentes successives.
Ensuite...allumage du moteur.... monter-descendre moteur allumé...encore quelques séances en perspective....
Vibrations, bruits.... tout est bon à apprendre avant.... à la maison, quand on n'est pas pressé....
Et enfin on commencera par quelques voyages très
courts avec retour aux écuries, histoire de ne pas associer voyage-situation délicate (visite véto, concours fatigant....).
côté Eros j'avoue je ne suis pas allée jusque là... emphysème et enfermement dans la boîte étant guère compatible!
Pourtant les voyages et les randos avec les
copains, ça peut-être sympa quand même!
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire, poser une question...
























