Ici, uniquement les lectures hors chevaux et hors pédagogie!
Histoire de continuer à échanger des idées de livres, et de garder une trace des livres empruntés à la bibliothèque.
Résumés des éditeurs et couvertures pour aider la mémoire et quelques mots perso...
La volonté toujours de prolonger le voyage à Venise...
Ecrivain au faîte de sa gloire, Aschenbach éprouve un besoin impérieux de dépaysement. Après avoir hésité, et le questionnement est au coeur de cette nouvelle, il se décide pour Venise. Le
bouleversement qu'il y vit, à l'image du texte, est intériorisé et progressif, exprimé avec l'élégance d'un aristocrate en vacances. Il en émane, comme de Tadzio, le jeune homme dont Aschenbach
s'éprend, une grâce subtile. Tout au long de son séjour à Venise, décor par excellence pour un récit qui hésite constamment entre immobilité et mouvement, l'écrivain se dévoile en un va-et-vient
incessant du particulier au général, de la pensée à l'impression. Grâce à un habile jeu de couleurs où le gris ambiant fait de Tadzio une figure solaire, Thomas Mann nous signifie que l'écrivain,
en poursuivant l'adolescent dans les rues de Venise, ne fait que prolonger sa recherche artistique, qui trouve un terme dans la conscience de la dimension insaisissable et éphémère de son objet.
La Mort à Venise et Tristan comptent parmi les meilleurs récits de Thomas Mann. Malgré leur brièveté, ces deux chefs-d'oeuvre d'inspiration très romantique contiennent l'essentiel de la pensée du
grand écrivain allemand. On y retrouve le pessimisme foncier hérité de Schopenhauer, la clairvoyance, la perspicacité et l'extraordinaire raffinement psychologique que Thomas Mann admirait chez
Nietzsche, ainsi que les quatre notions fondamentales qui, à travers la littérature, ont pendant des siècles défini l'âme allemande : culture, musique, protestantisme et sens du devoir. La
fascination mortelle que peut exercer la beauté physique, tel est le sujet de la Mort à Venise : justement parce qu'il n'est plus jeune, et qu'il a une sensibilité d'artiste, le romancier Gustav
Aschenbach sera plus qu'un autre sujet à ces brusques déraillements qui conduisent à la mort. Univers glacé de la montagne, gaieté factice du sanatorium, Tristan est en quelque sorte un prélude à
la Montagne magique. Dans ce monde qui déjà échappe aux vivants s'affrontent l'artiste, voué aux rêves morbides et à la métaphysique, et le bourgeois, l'homme d'action à la santé et aux affaires
florissantes. Nouvelle brève, infiniment poignante, le Chemin du cimetiére clôt sur un point d'orgue la réédition de ces deux joyaux de la littérature allemande.
Mon avis : trois nouvelles qui vont à l'essentiel. Italie, musique, histoire, art, précision du style, des caractères, de quoi passer quelques heures très agréables de lecture!
Pellestrina, petite île située dans la
lagune de Venise. Deux pêcheurs de palourdes sont retrouvés noyés dans les débris de leur bateau, leurs corps lardés de coups de couteau. Le commissaire Brunetti doit mener l'enquête au sein
d'une communauté unie par un code de loyauté et une méfiance instinctive vis-à-vis des étrangers. Loin du monde raffiné de la Sérénissime, dans une atmosphère digne d'un village sicilien, la loi
du silence est de mise. Pour tromper la méfiance des insulaires, Brunetti a l'idée d'envoyer sur place sa secrétaire, la signora Elettra. Celle-ci accepte de jouer les espionnes et de séjourner
dans l'île, où elle a des parents. Mais Brunetti ne tarde pas à regretter sa décision lorsqu'il apprend qu'un troisième meurtre vient d'être commis à Pellestrina...
Mon avis : je continue la série, pour les paysages de Venise et de la lagune....
Le commissaire Guido
Brunetti est sur la sellette : sa propre femme, Paola, est arrêtée après avoir démoli la vitrine d'une agence de voyages qu'elle suspecte de promouvoir le tourisme sexuel. Brunetti est
temporairement démis de ses fonctions. Mais l'affaire se corse avec l'assassinat du propriétaire de l'agence. Pour tout indice, on retrouve à côté du corps une lettre accusant le défunt d'être un
" pornographe ".
L'enquête s'annonce délicate, pour la carrière comme pour la vie privée de Guido Brunetti...
Un certain
21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : " Tout ce qui est sur deux jambes
est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun
animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux. " Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : " Tous les animaux sont égaux,
mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres. "
Mon avis : une fable politique, sociale, humaine, longtemps que ce petit livre était sur la pile "à lire", c'est enfin fait!
À Hollywood, comme chacun sait,
tout va plus vite, plus haut, plus fort ! Les succès peuvent être soudains et tonitruants, les chutes foudroyantes. David Armitage, scénariste en quête de reconnaissance va en faire la
redoutable expérience... Alors qu'il écrit depuis plus de dix ans des textes qui ne recueillent que l'indifférence des grands pontes de l'usine à rêves, l'impensable se produit : son dernier
scénario est acheté par une chaîne branchée du câble. Sa série adaptée se révèle un fabuleux succès public et critique et David devient du jour au lendemain la coqueluche du tout-Hollywood. Adieu
les vaches maigres, bonjour les paillettes ! La toute nouvelle star abandonne femme et enfant pour une productrice en vogue, troque sa vieille voiture pour une porsche et met à profit sa
providentielle notoriété : les contrats pleuvent, les courtisans aussi, un Emmy award vient même récompenser la plume la plus convoitée du moment. Jusqu'au jour où tout bascule.
Traîné dans la boue par un magasine people, David voit le rêve américain se transformer en cauchemar : la descente aux enfers sera totale ! Finis les contrats mirobolants, les soirées
mondaines et le projets de superproduction, le jeune prodige est relégué au rang de paria. Suite de hasards malencontreux ou orchestration diabolique ? En conteur doué et expérimenté,
Douglas Kennedy ménage suspense et rebondissements, histoire de mieux vous embarquer dans un roman qui se lit d'une traite et dont on regrette de tourner la dernière page.Dans la veine de
L’homme qui voulait vivre sa vie et des Désarrois de Ned Allen, un roman noir et incisif, qui retrace la spectaculaire ascension et la déchéance programmée d’un scénariste abusé
par les mirages d’Hollywood.
En Californie, de nos jours, comme tous les scénaristes d’Hollywood que David Armitage rêve d’être riche . Alors que David désespère de réussir un jour, son agent, Alison Ellroy, que l’un des
scénarios qu’il a écrits, vient d’être acheté, par la télévision … Une écriture dynamique, des dialogues percutants et un humour grinçant qui ont fait la renommée de l’auteur.
Mon avis : Pas d'année sans au moins un D. Kennedy! Pas de surprise, mais pas de décrochage non plus!
Edimbourg,
1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Mi-sorcière mi-chaman, la sage-femme qui aide à. l'accouchement parvient à sauver le nourrisson en remplaçant le cœur
défectueux par une horloge. Cette prothèse fonctionne et Jack vivra, à condition d'éviter toute charge émotionnelle : pas de colère donc, et surtout, surtout, pas d'état amoureux. Mais le regard
de braise d'une petite chanteuse de rue mettra le cœur de fortune de notre héros à rude épreuve prêt à toit pour la retrouver, Jack se lance tel Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le
mènera des lochs écossais jusqu'aux arcades de Grenade et lui fera connaître les délices de l'amour comme sa cruauté. Conte désuéto-moderne mâtiné de western-spaghetti, La Mécanique du Cœur vibre
d'une rugueuse force poétique où l'humour est toujours présent. Mathias Malzieu soumet aux grands enfants que nous sommes une réflexion très. personnelle sur la passion amoureuse et le rejet de
la différence, donnant naissance à un petit frère de Pinocchio qui aurait fait un tour chez les Freaks de Todd Browning.
Mon avis : le coup de coeur de cet hiver, un monde fantastique plein de poésie, humour décalé, une petite histoire qui reste bien au chaud dans un coin de la tête...
Séquence 97, une scène ordinaire… enfin presque. Une fois que Lucas Kalou a tiré sur Eddy Ordo, l’interprète du célèbre commissaire Monti, puis retourné son arme contre lui, on
s’apprête à faire une deuxième prise. Mais ni la vedette de la série, ni Lucas ne se relèvent… Deux morts sur un plateau, on a rarement vu ça !
Enquête bouclée en trois jours par la DCPJ de Paris, qui conclut à la responsabilité de Lucas Kalou. Le comédien se serait suicidé après avoir éliminé la star qui
l’avait publiquement humilié.
Rob Marin, l’adjoint de Monti dans le rôle de l’inspecteur Garcia, est indigné : jamais son ami Lucas n’aurait commis un crime pareil. Il décide de reprendre
l’enquête mais il a tôt fait de comprendre qu’entre un tournage et la réalité policière… il y a un monde. Fort heureusement pour lui, le lieutenant Plume, de la SRPJ de Marseille, partage son
opinion et lui offre son aide contre l’avis de sa hiérarchie. Ensemble, ils vont laver l’honneur de Lucas.
Commence alors une virée déjantée dans le monde de la télévision et de la police. Les balles sifflent et les coups bas pleuvent.
Pourtant il ne leur suffira pas de coincer le coupable, il leur faudra aussi découvrir le responsable.
Et là, comme on dit dans les histoires : ça peut venir de haut, de très haut… et même de très loin.
Mon avis : un polar aux allures de scénario, le monde du petit écran, de l'humour...
Vos petits mots!